Le match est terminé
OpenVPN a rendu d'immenses services pendant vingt ans. Mais en 2025, pour un VPN personnel ou d'entreprise auto-hébergé, WireGuard gagne sur tous les tableaux mesurables. Voici les chiffres de notre banc d'essai.
Le débit
Sur un Apex identique, même réseau : WireGuard atteint 940 Mbps, OpenVPN (UDP, AES-256-GCM) plafonne à 280 Mbps, IPSec à 400 Mbps. L'intégration noyau de WireGuard et ChaCha20 (plus rapide qu'AES sur CPU sans AES-NI dédié) expliquent l'écart.
La latence de handshake
OpenVPN : plusieurs RTT, négociation TLS. WireGuard : un seul aller-retour. Sur mobile en itinérance, c'est la différence entre un VPN qui se reconnecte instantanément et un VPN qui laisse des trous de 5 secondes à chaque changement d'antenne.
La surface d'attaque
4 000 lignes de code contre 400 000. WireGuard a été formellement vérifié, et sa configuration tient en 15 lignes — moins de config, moins d'erreurs, moins de failles.
Quand OpenVPN reste utile
Un seul cas sérieux : les réseaux hostiles qui bloquent l'UDP — OpenVPN en TCP 443 passe presque partout. En secours, gardez-le sous la main. Sinon, WireGuard, et notre guide de 15 minutes pour le déployer sur votre VPS.